Réseaux sociaux et protection des mineurs. 17 sites s’engagent…

Date février 13, 2009 Redacteur Cedric Doux

Sous l’impulsion de la Commission européenne, 17 sites1 de réseau social, dont Facebook et MySpace, ont signé un accord pour mettre en place cinq mesures destinées à leur protection :

  1. Placer sur leur site un bouton « Signaler un abus » accessible et simple d’emploi, permettant aux utilisateurs de signaler en un seul clic toute conduite et tout contact inappropriés d’un tiers ;
  2. Veiller à ce que les profils et les listes de contacts d’utilisateurs de sites web qui se sont déclarés comme mineurs soient « privés » par défaut. Il sera ainsi plus difficile pour les personnes malintentionnées de contacter ces jeunes internautes;
  3. S’assurer que les profils privés des utilisateurs mineurs ne soient pas accessibles (ni directement à partir du site, ni via les moteurs de recherche) ;
  4. Garantir que les options de vie privée soient bien visibles et accessibles à tout moment, afin que les utilisateurs puissent facilement déterminer si ce qu’ils diffusent en ligne peut être vu par le monde entier ou par leurs amis seulement ;
  5. Empêcher les enfants trop jeunes d’utiliser leurs services : si un site de socialisation a pour cible les adolescents de 14 ans et plus, il doit être difficile pour un enfant plus jeune de s’y enregistrer.

Lire l’article de ZDNet sur la protection des mineurs sur les réseaux sociaux

La mise en place du 5ème point va être amusante à suivre : quand on voit que sur les sites diffusant des contenus offensants pour les enfants n’ont rien trouvé de mieux que « Ce site est interdit aux mineurs. Avez-vous plus de 18 ans ? Oui / Non« …

Une protection qui je crois est déjà en place sur Netlog, est l’identification claire au niveau des photos des adhérents de leur âge s’ils sont mineurs. Utilisateur de Facebook, je peste sur l’impossibilité d’identifier un mineur s’il cache son année de naissance. Mais mes intentions sont bonnes : ne pas les ajouter à mon profil.  Malheureusement, j’imagine que cette identification doit aussi permettre l’inverse pour des personnes mal intentionnées.

Empêcher la diffusion des profils mineurs ou interdire à un adulte d’ajouter un mineur à son profil permet un premier niveau de blocage mais qui peut encore être franchi par un enfant : des mineurs me demandent régulièrement en ami sur Facebook, comment faire pour les identifier ?

Quid d’un niveau de filtrage « adulte » qui impliquerait les parents et leurs responsabilités vis à vis de leurs enfants ? Par exemple, si le mineur veut ajouter un adulte à ses contacts, un tiers de confiance devrait pouvoir valider ce rapprochement…

Tout ça est très bien mais, comment empêcher une personne mal intentionnée, car c’est bien d’eux que l’on parle, de s’enregistrer sur ces réseaux comme un mineur ??

Dans les commentaires de l’article de ZDNet, il y en a un qui résume un peu la sition :

« Tout ça parce que les parents ont abandonné leur rôle de parent, et laissent les enfants sans surveillance avec un moyen de communication international. »

 


Notes de cet article :
  1. Arto, Bebo, Dailymotion, Facebook, Giovani.it, Google/YouTube, Hyves, Microsoft Europe, Myspace, Nasza-klaza.pl, Netlog, One.lt, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel, Yahoo!Europe et Zap.lu. []


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